Nous avons vu que le giallo est une collection de livre policier. Mais ce que la cinéphilie nomme giallo est en fait un genre très codifié, défini comme thriller d'angoisse.
Le giallo cinématographique obéit donc à des règles qui sont les suivantes:
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Présence d'un assassin masqué et ganté de cuir noir;
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Succession de meurtres sadiques et apparemment gratuits filmés en gros plans;
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Fétichisme de l'arme blanche et du verre tranchant;
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Décors et éclairages baroques;
. Fascination pour les infirmités physiques et mentales ainsi que pour les déviations sexuelles
Le tueur de l'ombre assassine de préférence des jeunes femmes. Ses mobiles sont rarement d'ordre financiers, mais relève plutôt de la psychanalyse :
Les scènes de meurtre deviennent alors ritualisé avec des symboles érotiques partout.
Que ce soit le couteau, la lance, la dague ou le rasoir, chaque instrument servant à donner la mort à une dimension phallique. Dans le giallo, les scènes de meurtres sont filmées comme des
scènes d'amour. Il y a un rapport charnel entre la victime et son assassin.
Dans les années quatre-vingt-dix, le giallo s'est exporté en amérique. Il s'est transformé, aseptisé et atteint la grande distribution.
De nos jours, les nouveaux gialli s'appellent "Basic Instinct", "Seven", "Copycat" ou "le Collectionneur". Si le genre s'est adapté à son époque et se trouve à présent interprété par
les plus grands comédiens du box-office, il n'en demeure pas moins fidèle à ses bases : la recherche d'un criminel mystérieux et sadique...le genre s'apparentant désormais à la saga des "serial
killers".
Seul Dario Argento continu a porté le flambeau du genre en Europe. Son dernier giallo est sortie en janvier 2004 en Italie et a connu un certain succès
car c'est le dernier réalisateur vivant à traiter encore l'horreur au premier degré. Nima
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